LE RETOUR DE L’ÉVALUATION-SANCTION !

10 idées fausses et reçues sur le “suivi de carrière”

1-Évaluer des fonctionnaires, c’est bien normal, les EC n’ont pas à y échapper
Bien sûr, l’Etat doit être en mesure de rendre des comptes sur les activités des administrations publiques. L’indépendance garantie aux EC ne signifie pas que ceux-ci échappent à toute évaluation de leurs activités (voir idée reçue n°2). La différence avec le reste de la Fonction Publique réside dans les rapports des EC à une hiérarchie qui est uniquement fonctionnelle. Nous avons en effet un statut dérogatoire au sein de la Fonction Publique : les présidents, les directeurs d’UFR (Unité de Formation et de Recherche), de département ou de laboratoire sont des pairs, et comme tels des élus. Au fondement de cette organisation, on trouve la nécessité de rendre le travail universitaire, et donc la construction des savoirs et leur transmission, les plus indépendants possibles des pouvoirs et lobbies politiques, religieux et économiques. Cette logique d’autonomie a été théorisée par les encyclopédistes dès la fin du XVIIIe et notamment par Condorcet dans son projet de décret sur l’organisation générale de l’instruction publique ; les réformateurs de la IIIe République la mettront en place, considérant que la production et la transmission de connaissances et d’idées sont des biens d’intérêt général et des activités trop précieuses pour les assujettir à des contingences susceptibles de les confisquer ou de les vicier.
Les finalités et modalités du type d’évaluation que serait le « suivi de carrière » ne supprimeraient pas une supposée inégalité de traitement dans la Fonction Publique, alors qu’elles remettent profondément en cause l’indépendance de la science, dans un cadre grandissant de marchandisation du savoir, prévalant en France depuis le début des années 2000.

2-Les différentes activités des EC ne sont jamais évaluées
Non, les EC sont évalués par leurs pairs constamment. Le quotidien de nos missions de recherche est l’évaluation, que nous exerçons et à laquelle nous nous soumettons, à travers les nombreux jugements collectifs scientifiques effectués sur nos travaux (qu’il s’agisse d’un article, d’un ouvrage, d’une proposition de communication, d’un projet de colloque, d’une demande de financement de projet, de dépôt d’un projet ANR -l’Agence Nationale de la Recherche ne retient par exemple que 10 % des projets de recherche déposés-, etc.). Ces travaux sont aussi collectivement évalués via les expertises quinquennales de l’HCERES de nos laboratoires[1]. Quant à notre mission d’enseignement, l’HCERES expertise, tous les cinq ans également, les offres de formation de nos établissements ; sans compter les étapes de création ou remodelage de maquettes d’enseignement, durant lesquelles nos cours font l’objet d’évaluations et discussions collectives, notamment par les directions d’établissements. Les étudiants sont également sollicités pour évaluer l’enseignement reçu, comme le veut la législation depuis 1997. Par ailleurs, les activités des EC sont déjà accessibles à tous, puisque publicisées à travers leurs pages internet institutionnelles ; elles sont nécessairement connues de nos supérieurs fonctionnels, qui sont au moins annuellement informés des enseignements menés comme des activités de recherche et des responsabilités pédagogiques et administratives exercées.

3-Mais dans les organismes de recherche (CNRS, INED, INSERM etc.), les collègues chercheurs sont évalués officiellement, les EC n’ont pas à y échapper
Chercheurs et EC n’évoluent pas dans les mêmes contextes
: si les chercheurs connaissent de multiples procédures d’évaluation, à visée distincte les unes des autres, celles-ci ne sont pas communiquées à leur direction, comme le seront celles des EC dans le cadre du “suivi de carrière”. Aussi les chercheurs n’ayant pas une obligation statutaire d’enseignement, l’évaluation ne peut être utilisée pour augmenter un service de cours et ne peut donc pas restreindre leur temps consacré à la recherche en conséquence. Avec la multiplication des financements de recherche sur contrat et l’augmentation croissante des exigences en matière de publication, la question est d’ailleurs posée chez les chercheurs d’alléger en partie leurs évaluations. Quoi qu’il en soit, la comparaison entre les deux dispositifs d’évaluation ne tient pas, l’évaluation dans les EPST (Établissements Publics à caractère Scientifique et Technologique) n’étant pas un levier pour permettre aux directions des organismes et des laboratoires de transformer le cœur du métier des chercheurs.

4-Grâce à cette évaluation, on pourra enfin repérer les « planqués« , par exemple ceux qui ne font pas de recherche et cumulent les heures complémentaires… tandis que les plus travailleurs ou « méritants«  seront récompensés
Il faut d’abord rappeler que ces heures complémentaires (bien mal payées d’ailleurs) ont été encouragées par le ministère de l’Enseignement supérieur pour faire face au sous-encadrement pédagogique chronique des universités, faute de créations de postes. Il est au-delà bien étonnant de soumettre tous les EC à la tâche supplémentaire d’un nouveau rapport d’activité, alors que les activités des uns et des autres sont parfaitement connues des établissements. Et il existe déjà des procédures pour les collègues qui n’assureraient pas leurs missions : le chef d’établissement peut saisir la section disciplinaire. Quant aux ors de l’excellence, enfin reconnue et récompensée alors que nos traitements sont très en deçà de ceux des corps comparables de la Fonction Publique (compte tenu de l’absence de régime indemnitaire, la différence pouvant aller jusqu’à 2000 euros mensuels) et que certains collègues ont le sentiment légitime d’en faire plus que d’autres, il convient néanmoins d’être rigoureux : comme pour les primes (les PEDR, Primes d’Encadrement Doctoral et de Recherche) ou encore la nomination à l’IUF[2], il n’y en aura jamais pour tout le monde, quand bien même tout le monde parviendrait à être excellent  ! Le nombre de primes et de places à l’IUF est contingenté : comme pour les classements internationaux des meilleures universités, il n’y aura toujours que 100 premières places. En revanche, la course à l’excellence qu’induisent ces différents dispositifs entraîne mécaniquement un accroissement de la productivité de tous. Mais attention, les efforts pour tenir ce rythme devront être tenus et répétés, certainement dépassés, dans le temps long. Or peut-on être sans arrêt « au top » pendant 40 ans, ce de manière qualitative évidemment, sans tricher au moment de publier ? D’autant qu’on sait bien que la tendance à l’hyperproductivité en matière de recherche, lorsqu’elle se mesure à l’aune de critères bibliométriques (modèle qui domine à l’échelle internationale), ne dit rien de la qualité des contributions. De même, on peut douter de la capacité d’un travailleur (même de niveau bac+8) à bien faire toutes les tâches qu’on lui demande et à remplir avec efficacité, probité et justesse l’ensemble des responsabilités pourtant affichées sur les CV de chacun. Les grossesses, maladies longues, accidents de la vie, les sujets de recherche difficiles à travailler, sont les grands oubliés de la course pour atteindre les premières places… comme pour éviter les dernières.
Il y a fort à parier que la course folle à la publication (« publish or perish« ) dont les effets pervers ont été mis en évidence depuis longtemps, sera considérablement aggravée par le « suivi de carrière »…. sans pour autant que la qualité de la science produite s’en trouve augmentée.

5-Le nouveau dispositif permettra assurément une amélioration de nos carrières… dans le contexte financier actuel
On nous explique que le « suivi de carrière » permettra notre épanouissement professionnel, grâce aux regards extérieurs de collègues spécialisés dans notre champ disciplinaire. Théoriquement pourquoi pas, mais en pratique, autrement dit dans le contexte de pénurie budgétaire actuel (2016 serait la pire rentrée depuis 2009 selon le SNESUP), où les effectifs étudiants augmentent, le nombre de postes pérennes baisse, la précarité explose, la charge de travail grandit, les conditions de travail se dégradent et le sentiment de ne plus arriver « à tout faire » s’installe durablement, comment peut-on sérieusement y croire ? Ne soyons pas dupes, c’est là chose impossible, d’autant que le CNU n’a aucun moyen financier pour le faire ni d’influence réelle sur les décisions locales que prendront les établissements en matière de promotions. Notons que des décisions sont d’ailleurs déjà prises en matière d’attribution de primes par les établissements sans suivre nécessairement les avis des sections du CNU.

6-Le CNU est naturellement l’organe légitime pour évaluer convenablement nos activités
Dans les propositions du bureau de la CP-CNU, reprises en grande partie dans la circulaire Gaudy, les « jeunes » et les « vieux » EC sont écartés du « suivi de carrière ». Pourtant ceux-ci peuvent rencontrer des difficultés et ont bien une carrière (à démarrer ou à terminer). Pourquoi les écarter du dispositif ? Probablement parce que l’objectif de cette proposition serait d’alléger le travail énorme des sections CNU, si elles s’attelaient sérieusement à mettre en place un tel dispositif. Autrement dit, la tâche n’est-elle pas d’ores et déjà perçue comme démesurée par la CP-CNU ? Nous pouvons en conclure que l’examen de nos dossiers sera au mieux rapide et quantitatif (i.e. bibliométrique), sans donner lieu à des échanges sur le fond entre membres du CNU ni à un véritable dialogue avec l’EC concerné. Autrement dit, le « suivi de carrière » ne sera pas un examen solide et approfondi, qualitatif, des activités, très diversifiées, que nous menons. Sans compter que les sections du CNU ne pourront pas connaître la diversité des situations locales (celle-ci est très grande et inégale au plan national, affectant fortement les conditions de travail de certains d’entre nous en termes de charges d’enseignement et de plus en plus, du fait du sous-encadrement de nombre d’établissements, de charges administratives), voire des micro-situations de tel ou tel département ou unité de recherche. Il faudrait pour cela qu’elles puissent se rendre sur place, ce qui est inenvisageable vu le nombre d’établissements et le peu de temps et de moyens financiers accordés à l’évaluation. Elles ne pourront donc mettre en regard les activités déclarées par l’EC avec la réalité de ses conditions de travail. Les collègues qui siègent en section le savent bien, ils sont très nombreux à s’être positionnés contre « le suivi de carrière », à plusieurs reprises.

7-L’évaluation par objectifs est fortement répandue dans d’autres secteurs, les EC n’ont pas à y échapper
Ce n’est pas parce qu’un dispositif est appliqué massivement qu’il est bon ou utile, du point de vue des personnels comme des usagers ou encore, dans le secteur privé, des clients. De nombreux travaux (Belorgey[3], Dejours[4], Dujarier[5], de Gaulejac[6], etc.) montrent le caractère néfaste de l’évaluation individuelle et du management par objectifs qui l’accompagne. Au-delà de l’élévation mécanique de la charge de travail pour satisfaire des objectifs quantitatifs, les nombreux dégâts psychosociaux provoqués par ce mode managérial ont été démontrés. Individualisant ce qui est pourtant toujours le fruit d’un travail collectif et coopératif, l’évaluation individuelle augmente la concurrence et les tensions entre les travailleurs. Par ailleurs, les objectifs prédéfinis en vue d’optimiser la productivité, sont fondés sur une représentation d’usagers et d’organisations « idéales » (soit des conceptions théoriques de ce que serait dans le cas présent un étudiant, une UFR, etc.). Or, ces représentations idéales ne correspondent que très rarement aux situations réelles rencontrées par les personnels. Le risque est de devoir choisir entre satisfaire des objectifs de papier au détriment des situations réelles, ou répondre aux situations et problèmes réels au prix de l’abandon des objectifs de papier. Concrètement, nous sommes de plus en plus amenés à choisir entre « bien enseigner », mener des recherches convenablement, participer aux activités collectives qu’elles soient pédagogiques, administratives ou liées à la recherche, sans pouvoir assurer correctement les trois types d’activités. Des injonctions contradictoires amènent dans tous les cas à mal faire son travail.

8-Ce dispositif ne concerne que les EC, il s’agit d’une bataille corporatiste
Si au premier abord, il semblerait que cela soit le cas, la mise en œuvre du « suivi de carrière » et ses effets se révèlent une remise en cause fondamentale de la nature de l’université française, aux savoirs académiques indépendants et neutres, garanties d’une science sérieuse. Et ce n’est qu’une partie immergée de l’immense iceberg des réformes en cours et à venir visant à bouleverser de fond en comble notre système éducatif et de recherche. Le modèle nord-américain dont s’inspirent ces réformes est-il pourtant souhaitable ? Les modulations de services s’inscrivent pleinement dans les réformes actuelles visant à conduire à une université à deux vitesses (une dizaine de prestigieuses universités de recherche et toutes les autres transformées en collèges universitaires, en tout cas dans certains champs disciplinaires). L’égalité républicaine de formation ne sera plus garantie aux publics étudiants sur l’ensemble du territoire français, comme au sein d’une même université où interviendront des enseignants plus ou moins déconnectés de la recherche.
Les autres personnels universitaires sont aussi concernés par cette énième réforme du grand tournant libéral de l’université française : si les PRAG (professeurs agrégés) ont déjà connu une hausse de leur service en 1993, il y a fort à parier que celui-ci soit à nouveau rehaussé, tandis qu’ils seront définitivement éloignés de la recherche. Les personnels BIATSS, qui ont déjà vu leurs conditions de travail et d’emploi considérablement abîmées par les transformations récentes de l’ESR, ne sont pas directement concernés par cette réforme-là. Pour autant, nous pouvons ensemble revendiquer pour les BIATSS, les PRAG-PRCE, les EC, les chercheurs un refus de toute évaluation individuelle par objectifs.

9-Mais si on ne fait que critiquer et refuser le changement, cela veut dire surtout qu’on ne touche à rien, comme d’habitude
Non, ne nous laissons pas enfermer par la doxa dominante qui fait des fonctionnaires des « parasites fainéants » et des universitaires des « dinosaures », incapables d’évoluer et de s’adapter à un nouveau monde, parce que figés dans un âge d’or nostalgique et dans leur tour d’ivoire. Pourtant, si les modèles organisationnels comme de travail changent, c’est au prix de décisions politiques, mues par des intérêts et des rapports de force, aujourd’hui exclusivement dominés par de puissantes élites économiques, voulant mettre la main sur ce qu’elles considèrent comme un nouveau marché prometteur : l’éducation. Un autre modèle éducatif et de recherche, au service de la réussite étudiante comme d’une recherche de pointe et dialoguant avec la société est pourtant possible, mais avant même de décliner ce modèle, il est nécessaire de renverser les rapports de force pour assurer nos missions de service public actuelles. Aujourd’hui, la situation est si catastrophique dans certains établissements, et si préoccupante pour tous, que ces missions sont remises en cause ! Avant toute discussion éventuelle sur la nature des changements à apporter, il est temps que des réquisits minimum soient remplis :
– augmentation de la part du PIB versée à l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) : tant que nous serons en-dessous de 3 %, nos syndicats, nos présidents d’établissements, la CP-CNU doivent refuser toute négociation portant sur la modification de la nature ou du périmètre de nos missions ;
– abrogation du CIR (Crédit Impôt Recherche), niche fiscale qui détourne près de 6 milliards d’euros de la recherche publique ;
– création d’emplois et réduction de la précarité dans les universités ;
– amélioration de l’organisation du travail pour tous (abrogation de l’évaluation individuelle des performances et par objectifs pour les autres catégories de personnels universitaires, comme dans les secteurs de travail public et privé).

10-Même si tout cela est juste, les dés sont jetés : « le suivi de carrière«  est paru dans un décret et la communauté universitaire est démobilisée
Certains pensent que le dispositif sera une telle usine à gaz improductive que les institutions finiront par l’abandonner mécaniquement. Ce serait oublier qu’un certain nombre d’éléments sont déjà fixés par décret et peuvent donc être consolidés à l’avenir : le CNU aura alors bien du mal à refuser de poursuivre une mission qu’il a montré être en capacité de faire. D’autres préférèrent encore tenter de peser très marginalement sur la mise en œuvre du dispositif, en refusant de continuer à se positionner contre celui-ci, afin de pouvoir être acteurs des négociations autour de sa définition définitive. Ils oublient qu’ils ne pèsent pas lourds dans les négociations et que l’histoire des luttes sociales montre que transiger sur le fond n’a jamais permis ne serait-ce qu’une forme acceptable de compromis. Certes, on ne peut ignorer que ces réformes s’inscrivent dans un cadre législatif européen, coercitif, visant à transformer de fond en comble l’ESR en marché lucratif pour quelques-uns. Mais n’oublions pas que ce cadre européen contraignant en bien des domaines politiques est de plus en plus critiqué : il nous faut continuer à le remettre en question dans le cas spécifique de l’ESR. Certains enfin voient dans la baisse de participation aux élections des représentants des personnels comme dans les derniers mouvements sociaux, une résignation des personnels universitaires, qui vaudrait acceptation tacite des réformes. Oui, beaucoup d’entre nous sont épuisés d’essayer de faire notre travail, avec des moyens insuffisants, des injonctions contradictoires, dans un climat de réformes perpétuelles, contre lesquelles nous nous exprimons, pour beaucoup encore dans la rue comme pour une majorité grandissante par des mécanismes de retrait moral et/ou physique. Implosion pour les uns, explosion pour les autres, ces deux mécanismes traduisent le même rejet des réformes qui pleuvent sur l’institution, dont le « suivi de carrière ». Plutôt que l’implosion n’augmente encore, avec son lot de souffrances individuelles et collectives, nous pouvons refuser la mise en œuvre de ce dispositif, par des procédés assez simples :
– en demandant des comptes à nos élus dans les sections CNU par rapport à leurs engagements électoraux et en leur demandant de boycotter le dispositif ;
– en exigeant l’arrêt immédiat de l’examen du suivi de carrière par toutes les sections du CNU ;
– en refusant d’envoyer notre rapport d’activités via l’application dédiée mise en œuvre dès cette année ;
– en en parlant dans nos établissements, à nos collègues, étudiants, dans nos instances collectives, mais aussi au-delà de l’université : c’est une véritable révolution néolibérale qui est à l’œuvre dans la construction des savoirs et leur diffusion, à travers cette réforme, qui concerne l’intérêt général ;
– en nous donnant tous les moyens d’actions (différentes formes de grève –dont la grève du zèle (envoi de l’ensemble de notre production réelle aux sections CNU et à nos chefs d’établissement)-, interventions dans la prochaine campagne électorale etc.).

 


Cet argumentaire a d’abord été soutenu par des spécialistes du travail, de santé au travail et de l’université puis par des collègues, impliqués dans des instances évaluatives (sections du Comité national de la recherche scientifique et sections CNU), et/ou fortement engagés contre le dispositif d’évaluation-sanction. Voir signatures plus bas.

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Premiers signataires

ASES – Association des Sociologues Enseignants du Supérieur

  • Florence Alazard, maîtresse de conférences en histoire à l’Université François-Rabelais de Tours
  • Bruno Andreotti, professeur de physique à l’Université Denis Diderot
  • Patricia Attigui, professeure de psychopathologie et de psychologie clinique à l’Université Lumière Lyon 2
  • Ludivine Balland, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Nantes
  • Michel Barthélémy, chargé de recherche en sociologie au CEMS, CNRS/EHESS
  • Stéphane Beaud, professeur de sociologie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Raquel Becerril Ortega, maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Lille 3
  • Romuald Bodin, maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers
  • Laurent Bonelli, maître de conférences en science politique à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Anne Bory, maîtresse de conférences en sociologie à l’université Lille 1
  • Valérie Boussard, professeure de sociologie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Isabelle Bruno, maîtresse de conférences de science politique à l’Université Lille 2
  • Marie Buscatto, professeure en sociologie à l’Université Panthéon-Sorbonne
  • Michel Carpentier, maître de conférences en mathématiques à l’Université Pierre et Marie Curie Paris 6
  • Rémy Caveng, maître de conférences en sociologie à l’Université de Picardie Jules Verne
  • Sylvie Célérier, professeure de sociologie à l’université Lille 1
  • Christophe Charle, professeur d’histoire contemporaine à l’université Panthéon-Sorbonne
  • Vérène Chevalier, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Paris Est Créteil
  • Eric Cheynis, maître de conférences en sociologie à l’Université de Haute-Alsace
  • Christel Coton, maîtresse de conférences en sociologie à l’université Panthéon Sorbonne
  • Fanny Darbus, maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Nantes
  • Marielle Debos, maîtresse de conférences de science politique à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Christophe Dejours, professeur titulaire de la chaire de psychanalyse au Cnam-Paris
  • Didier Demazière, directeur de recherche en sociologie au CSO, CNRS/Sciences Po Paris
  • Sophie Duchesne, directrice de recherche en science politique à l’ISP, CNRS/Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Anne-Cécile Douillet, professeure de science politique à l’Université Lille 2
  • Sylvain Ferez, maître de conférences en sociologie à l’Université de Montpellier
  • Sandrine Garcia, professeure de sciences de l’éducation à l’Université de Bourgogne
  • Vincent de Gaulejac, professeur de sociologie émérite à l’Université Denis Diderot
  • Violaine Girard, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Rouen
  • Lucie Goussard, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Evry Val d’Essonne
  • Nicolas Gregori, maître de conférences en psychologie à l’Université de Lorraine
  • Olivier Guibé, maître de conférences en mathématiques à l’Université de Rouen
  • Eric Hamraoui, maître de conférences en philosophie au Cnam-Paris
  • Sarah Hatchuel, professeure en littérature anglaise à l’Université du Havre
  • Nicolas Hatzfeld, professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Evry-Val-d’Essonne
  • Matthieu Hély, professeur de sociologie à l’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Odile Henry, professeure de sociologie à l’Université Vincennes-Saint-Denis
  • Lionel Jacquot, professeur de sociologie à l’Université de Lorraine
  • Fanny Jedlicki, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université du Havre
  • Michel Lallement, professeur titulaire de la chaire d’Analyse sociologique du travail, de l’emploi et des organisations du Cnam-Paris
  • Joël Laillier, maître de conférences en sociologie à l’université Toulouse 3
  • Sylvain Laurens, maître de conférences en sociologie à l’EHESS
  • Christian Laval, professeur de sociologie à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Emilie Legrand, maîtresse de conférences en sociologie à l’université du Havre
  • Thérèse Levené, maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Lille 3
  • Dominique Lhuilier, professeure émérite de psychologie du travail du Cnam-Paris
  • Danièle Linhart, directrice de recherche émérite en sociologie au CRESPPA-GTM, CNRS/Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Olivier Long, maître de conférences en arts plastiques à l’université Panthéon Sorbonne
  • Christophe Mileschi, professeur de littérature italienne contemporaine à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Mathias Millet, professeur de sociologie à l’université François Rabelais de Tours
  • Philippe Nabonnand, professeur en histoire des mathématiques à l’Université de Lorraine
  • Christine Noille, professeure de littérature française à l’université Grenoble Alpes
  • Frédéric Neyrat, professeur de sociologie à l’université de Rouen
  • Anne Claudine Oller, maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris Est Créteil Val de Marne
  • Thierry Pillon, professeur de sociologie à l’Université Panthéon Sorbonne
  • Joël Pothier, maître de conférences en BioInformatique à l’université Pierre et Marie Curie
  • Tristan Poullaouec, maître de conférences en sociologie à l’université de Nantes
  • Marielle Poussou-Plesse, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Bourgogne
  • Laurence Proteau, maîtresse de conférences en sociologie à l’université Picardie Jules Verne
  • Romain Pudal, chargé de recherches en sociologie au CURAPP, CNRS/Université Picardie Jules Verne
  • Emmanuel Renault, professeur de philosophie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Gérard Rimbert, docteur en sociologie, consultant en organisation du travail
  • Jean Rivière, maître de conférences en géographie à l’université de Nantes
  • Céline Ruet, maîtresse de conférences en droit à l’université Paris 13
  • Michel Savaric, maître de conférences en civilisation irlandaise à l’université de Franche-Comté
  • Delphine Serre, professeure de sociologie à l’université Paris Descartes
  • Yasmine Siblot, professeure de sociologie à l’université Vincennes-Saint-Denis
  • Maud Simonet, chargée de recherches en sociologie à l’IDHES, CNRS/Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Sabrina Sinigaglia-Amadio, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Lorraine
  • Jérémy Sinigaglia, maître de conférences de science politique à l’Université de Strasbourg
  • Bochaïb Sodaïgui, maître de conférences en mathématiques à l’université de Valenciennes
  • Éric Soriano, maître de conférences en science politique à l’université Paul Valéry
  • Charles Soulié, maître de conférences en sociologie à l’université Vincennes-Saint-Denis
  • Charles Suquet, professeur de mathématiques à l’université Lille 1
  • Anne-Lise Ulmann, maîtresse de conférences au Cnam-Paris
  • Anne-France Taiclet, maîtresse de conférences de science politique à l’Université Lumière Lyon-2
  • Catherine Teiger Cailloux, chercheure en ergonomie retraitée (CNRS/Cnam)
  • Christian Topalov, directeur d’études en sociologie à l’EHESS
  • Jérôme Valluy, maître de conférences de science politique à l’université Panthéon-Sorbonne
  • Patrick Vassort, maître de conférences en sociologie à l’université de Caen-Normandie
  • Bénédicte Vidaillet, professeure de sciences des organisations à l’université Paris Est Créteil
  • Christophe Vuylsteker, maître de conférence en physiologie végétale à l’université Lille 1
  • Anne-Marie Waser, maître de conférences en sociologie au Cnam-Paris
  • Laurent Willemez, professeur de sociologie à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Karel Yon, chargé de recherches en sociologie au CERAPS, CNRS/Université de Lille 2

Soutiennent également ce texte :

  • Karen Akoka, maîtresse de conférence en science politique, Université Paris Ouest Nanterre
  • Pierre Clement, maître de conférences en  sciences de l’éducation à l’Université de Rouen
  • Nicolas Oppenchaim, maître de conférences en sociologie à l’université François Rabelais
  • Bertrand Binoche, professeur d’histoire de la philosophie moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Jean-Luc Deshayes, professeur de sociologie à l’Université de Tours
  • Jean-Sébastien Eideliman, maître de conférences en sociologie à l’Université Lille 3
  • François Hubault, maître de conférences émérite en ergonomie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Daniel Thin, professeur de sociologie, Université Lumière Lyon 2
  • Estelle d’Halluin, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Nantes
  • Sylvia Faure, professeure de sociologie, Université Lyon 2
  • Hugo Dupont, maître de conférences en sociologie à l’Université de Poitiers
  • Nicolas Postel, professeur de sciences économiques à l’Université Lille 1
  • Patricia Caille, maîtresse de conférences en Information-Communication à l’Université de Strasbourg
  • Philippe Hamou, professeur de philosophie moderne à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Pierre Teissier, maître de conférences en histoire des sciences et des techniques, Université de Nantes
  • Léonard Moulin, chargé de recherche en économie à l’Ined
  • Michaël Gutnic, maître de conférences en mathématiques à l’Université de Strasbourg
  • Claire Squires, maîtresse de conférences en psychologie (études psychanalytiques) à l’université Denis Diderot
  • Fabien Archambault, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Limoges
  • Claire Pignol, maîtresse de conférences en économie à l’Université Panthéon Sorbonne
  • Sylvie Monchatre, maîtresse de conférences en sociologie, Université de Strasbourg
  • Frédéric Rasera, maître de conférences en sociologie à l’ Université Lyon 2
  • Frédérique Leblanc, maîtresse de conférences en sociologie à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Sylvie Le Poulichet, professeure de psychopathologie à l’Université Denis Diderot
  • Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg
  • Christophe Gaubert, maître de conférences en sociologie à l’Université de Limoges
  • Jean-Marie Brohm, professeur émérite de sociologie à l’Université Paul Valéry Montpellier 3
  • Stéphanie Boujut, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Rouen
  • Corinne Nativel, maîtresse de conférences en civilisation britannique et études européennes à l’Université Paris-Est Créteil
  • Hélène Michel, professeure de science politique à l’université de Strasbourg
  • Emmanuelle Walter, maître de conférences en STAPS à l’université de Reims Champagne-Ardenne.
  • Thierry Grass, professeur de sciences du langage à l’université de Strasbourg

Stéphane Rosière
Professeur, Université Reims Champagne-Ardenne

  • Aurélie Jeantet, maîtresse de conférences en sociologie à l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3
  • Stéphanie Tralongo, maîtresse de conférences en sociologie à l’université Lyon 2
  • Elise Palomares, maîtresse de conférences en socio-anthropologie à l’Université de Rouen.
  • Sylvain Aquatias, maître de conférences en sociologie à l’Université de Limoges
  • Philippe Colin, maître de conférences en études hispaniques à l’université de Limoge
  • Martine Court, maîtresse de conférences en sociologie à l’université Clermont Auvergne
  • Sébastien Broca, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8
  • Patricia Zander, maître de conférences en géographie/aménagement à l’Université de Strasbourg
  • Yann Bugeaud, professeur de mathématiques à l’Université de Strasbourg
  • Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’ENS Cachan
  • Séverin Muller, maître de conférences en sociologie à l’Université Lille1
  • Nicolas Go, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Rennes 2
  • Nathalie Lebrun, maîtresse de conférences en physique à l’Université Lille 1
  • Ariel Sévilla, maître de conférences en sociologie à l’Université de Reims
  • Florent Gaudez, professeur de sociologie à l’université Grenoble Alpes
  • Jean-Philippe Heurtin, professeur de science politique à l’Institut d’Études Politiques de Strasbourg
  • Bertrand Réau, maître de conférences en sociologie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Hervé Lelièvre, professeur en paléontologie au Muséum National d’Histoire Naturelle
  • Yann Secq, enseignant-chercheur en informatique à l’Université Lille 1
  • Vanessa Pinto, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Reims Champagne-Ardenne
  • Pascale Dubus, maîtresse de conférences en histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Céline Cornet, professeure en physique de l’atmosphère à l’Université Lille 1
  • Romain Telliez, maître de conférences en histoire à l’Université Paris-Sorbonne
  • Gilles Denis, maître de conférences en histoire et épistémologie des sciences et des techniques à l’Université Lille 1, ancien premier vice président de la CP-CNU
  • Isabelle Adt, maîtresse de conférences en biochimie à l’Université Lyon 1
  • Hovig Ter Minassian, maître de conférences en géographie à l’Université François-Rabelais de Tours
  • Marie-Domitille Porcheron, maîtresse de conférences en histoire de l’art moderne et contemporain à l’Université de Picardie Jules Verne
  • Delphine Espagno, maîtresse de conférences en droit public à Sciences Po Toulouse
  • Dominique Lecomte, maître de conférences en mathématiques à l’Université de Picardie et Paris 6
  • Alexandre Kostka, professeur d’histoire à l’Université de Strasbourg
  • Olivier Plantevin, maître de conférences en physique à l’Université Paris-Sud
  • Christian Martinez Perez, maître de conférences en sociologie à l’Université de Reims Champagne Ardenne
  • Patrick Charlot, professeur de droit public à l’université de Bourgogne Franche Comté (UBFC)
  • Sophie Jehel, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8 Saint-Denis
  • Jean-Christophe Marcel, professeur de sociologie à l’Université de Bourgogne
  • Muriel Darmon, directrice de recherche en sociologie au CESSP (CNRS, EHESS, Université Paris I Panthéon Sorbonne)
  • Jérôme Goffette, maître de conférence en philosophie des sciences à l’Université Lyon 1
  • Pierre Fournier, professeur de sociologie à l’Université d’Aix-Marseille
  • Sylvie Tissot, professeure de science politique à l’Université Vincennes-Saint Denis-Paris 8
  • Abdellatif Imad,  professeur des universités à l’Université Lille 1
  • Sophie Devineau, professeure de sociologie à l’Université de Rouen Normandie
  • Marthe Le Moigne, maîtresse de conférences en droit public, à l’Université de Bretagne Occidentale
  • Marie-Christine Marcellesi, professeure d’histoire grecque à l’Université Paris-Sorbonne
  •  Alexandra Oeser, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Paris Ouest Nanterre
  • Etienne Douat, maître de conférences en sociologie à l’Université de Poitiers
  • Ozgur Gun, maître de conférences d’économie à l’Université Reims Champagne Ardennes.
  • Céline Pauthier, maîtresse de conférences en histoire du droit à l’Université de Strasbourg
  • Vincent Cousseau, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Limoges
  • Natacha Thiéry, maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’Université de Picardie Jules Verne
  • Isabelle Lacoue-Labarthe, maîtresse de conférences en histoire contemporaine
    Sciences Po Toulouse
  • Marie-Hélène Gauthier, maîtresse de conférences de philosophie à l’Université de Picardie Jules Verne
  • Raphael Porteilla, maître de conférences en science politique, Université de Bourgogne
  • François Frémont, enseignant chercheur en physique à l’Université de Caen
  • Georges Gaillard , professeur en psychologie clinique et formation en situation professionnelle, Université Lumière Lyon 2 
  • Thibault Bossy, maître de conférences en sociologie à l’Université de Bordeaux
  • Petros Diatsentos,  maître de conférences  d’histoire contemporaine à l’Université Aix-Marseille
  • Daniel Welzer-Lang, professeur de sociologie à l’Université Toulouse Jean-Jaurès
  • Cécile Quantin, professeure de sciences du sol à l’ Université Paris Sud
  • Stéphane Dufoix, professeur de sociologie à l’Université Paris Ouest Nanterre
  • Judith Hayem, maîtresse de conférences en anthropologie à l’Université Lille 1
  • Simona Tersigni, maîtresse de conférences en sociologie à l’ Université Paris Ouest Nanterre
  • Jean-François Boudet, maître de conférences en Droit public à l’université Paris Descartes
  • Laurent Bouvet, professeur de science politique à l’Université Versailles Saint Quentin (UVSQ)
  • Nora Semmoud, professeure en géographie et aménagement à l Université François Rabelais
  • Aurélie Deny, maître de conférences en espagnol à l’Université de Bourgogne Franche-Comté
  • Anthony Delaune, maître de conférences en biologie à l’Université de Rouen
  • Agnès Jeanjean, maître de conférences  en ethnologie Université de Nice
  • Denis Morin, maître de conférences et directeur de recherche en archéologie, histoire des Sciences et des Techniques, Université de Lorraine
  • Christophe Gibout, professeur en aménagement et urbanisme, Université du Littoral – Côte d’Opale
  • Nicolas Castel, maître de conférences en sociologie à l’Université de Lorraine
  • Arne Keller, professeur de physique à l’Université Paris-Sud, Orsay
  • Tatiana Gründler, maître de conférences en droit, Université Paris Nanterre
  • Nadia Tahir, maître de Conférences en civilisation de l’Amérique latine contemporaine à l’Université de Caen Normandie
  • Jérôme Berthaut, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, à l’Université de Bourgogne
  • Gwendal Châton, maître de conférences en science politique à l’Université d’Angers
  • Dominique Paris-Poulain, maître de conférences,  Université de Picardie Jules Verne
  • Béatrice Chaudet, maître de conférences en géographie à l’Université de Nantes
  • Bénédicte Beauchesne,maîtresse de conférences HDR en droit public à l’Université Paris 8
  • Christelle Avril, maîtresse de conférences, EHESS
  • Guillaume Pinçon, maître de conférences en théâtre à  l’Université de Picardie Jules Verne
  • Laurent Ruet, professeur de droit privé à l’université de Paris Ouest Nanterre
  • Rose-Marie Volle, maître de conférences en sciences du langage, Université de Franche-Comté
  • Isabelle Barbéris, maître de conférences en Arts de la scène et du spectacle vivant, Université Paris Diderot
  • Cécile De Bary, maîtresse de conférences en lettres, Université Paris Diderot
  • Gilles Tronchet, maître de conférences de lettres anciennes, Université de Nantes
  • Jean-Luc Gautero, maître de conférences en épistémologie, logique et histoire des sciences, Université de Nice-Sophia Antipolis
  • Saskia Cousin, maîtresse de conférences en anthropologie à l’université Paris Descartes
  • Laure Michel, maîtresse de conférences en littérature française, Université Paris-Sorbonne 
  • Nicolas Bue, professeur de science politique, Université d’Artois
  • Benoît Schneider, professeur en psychologie de l’éducation à l’Université de Lorraine
  • Till Kuhnle,  professeur en littérature comparée à l’Université de Limoges
  • Caroline Zekri, maîtresse de conférences, études italiennes et méditerranéennes, à l’Université Paris-Est Créteil
  • Micaela Mayero, maîtresse de conférences en informatique à l’Université Paris 13
  • Philippe Vitale, maître de conférences en sociologie à l’Université Aix-Marseille
  • Karin Fischer, professeure  en études irlandaises et britanniques à l’
    Université d’Orléans
  • Jean-Luc Mercier, maître de conférences en neurosciences à l’Université François-Rabelais de Tours
    Jean-Baptiste Comby, maître de conférences en sociologie à l’Université Paris 2
  • Marie Anaut, professeure en psychologie et sciences de l’éducation, Université Lumière-Lyon2
  • Estelle Ferrarese, professeure de philosophie, Université de Picardie-Jules Verne
  • Catherine Négroni, maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Lille 3
  • Hélène Dewaele, maîtresse de conférences en LEA à l’Université Paris-Sorbonne
  • Vincent Nyckees, professeur de linguistique, Université Paris Diderot
  • Clara Levy, professeure de sociologie, Institut d’Études Européennes, Université Paris 8
  • Régis Matuszewicz, maître de conférences en science politique, Université de Reims
  • Michel Koebel, professeur de sociologie, Université de Strasbourg
  • Marta Álvarez, maîtresse de conférences, espagnol, Université de Franche-Comté
  • Dominique Berger, professeur de psychologie, ESPE, Université Lyon 1
  • Christophe Le Digol, maître de conférences en science politique à l’Université de Paris Ouest Nanterre.
  • Arnault Skornicki, maître de conférences en Science Politique à l’Université Paris Ouest Nanterre
  • Cécile Gauthier, maître de conférence en littérature comparée à l’Université de Reims Champagne-Ardenne
  • Marina Gasnier, maître de conférences en histoire des techniques à l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard
  • Jean-Marc Chamot, maître de conférences en civilisation américaine, Université Paris Ouest Nanterre
  • Xavier Giudicelli, maître de conférences, langue et littérature anglaises, Université de Reims Champagne-Ardenne
  • Virginie Martin, maître de conférences en histoire moderne, Université de Paris 1
  • Corinne Marlot, maître de conférences en didactique des sciences, Université Clermont-Auvergne
  • Fanny Renard, maître de conférences en Sociologie, Université de Poitiers
  • Pierre Sève, maître de conférences en didactique du français, université de Clermont-Auvergne
  • Denis JALLAT, maître de conférences Staps, Université de Strasbourg
  • Samantha Faubert, maître de conférences en Espagnol, Université du Havre
  • Etienne Fieux, maître de conférences en mathématiques, Université Toulouse 3
  • Christine Vespa, maître de conférences en mathématiques, Université de Strasbourg
  • Sylvie Cèbe, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Clermont-Auvergne
  • Philippe Enclos, maître de conférences en droit privé, Université Lille 2
  • Cécile Tannier, chargée de recherche CNRS en géographie, Université de Bourgogne Franche-Comté
  • Bruno Péquignot, professeur émérite de sociologie, Université de Paris 3
  • Séverine Chauvel,  maîtresse de conférence en sociologie à l’Université Paris- Est-Créteil
  • Eric Boutroy, maître de conférences  en anthropologie à l’Université Lyon 1
  • Vincent Chabault, maître de conférences en sociologie, Université Paris Descartes
  • Christian Papinot, professeur de sociologie, Université de Poitiers
  • Sophie Noël, maîtresse de conférences, sciences de l’information-communication, Université Paris 13
  • Lydie Launay, maître de confèrences en sociologie, Université fédérale de Toulouse
  • Guillaume Gourgues, maître de conférences en science politique, Université de Bourgogne Franche-Comté
  • Laurence Montel, maître de conférences en histoire contemporaine, Université de Poitiers
  • Magali Della Sudda, Chargée de recherche CNRS, science politique, Institut d’études politiques de Bordeaux
  • Christophe Bouillaud, professeur de science politique, Institut d’études politiques de Grenoble.
  • Eric Goncalves Da Silva, professeur de mécanique, ENSMA, Poitiers
  • Isabelle Astier, professeur de sociologie, Université d’Amiens
  • Martine Azam, maîtresse de conférences de sociologie, Université Jean Jaurès Toulouse
  • Sébastien Lemerle, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université Paris Ouest Nanterre
  • Stéphane André, professeur de mécanique, Université de Lorraine
  • Anne Jourdain, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Paris-Dauphine
  • Isabella Damiani, maître de conférences en géographie à l’Université de Versailles – Saint Quentin en Yvelines.
  • Gilles Moreau, professeur de sociologie, Université de Poitiers
  • Vanina Bouté, maître de conférences en ethnologie à l’Université de Picardie
  • Nicolas Cuzacq, maître de conférences en droit privé à l’Université de Paris Est Créteil
  • Hassen Slimani, maître de conférences en sociologie à l’Institut de Formation en Éducation Physique et en Sport d’Angers (IFEPSA)
  • Heidi Charvin , maître de conférences en neurosciences cognitives à l’Université de Rouen
  • Oumaya Hidri Neys, maître de conférences en STAPS, Université de Lille
  • Elsa Guillalot, maître de conférences en science politique, Université Grenoble Alpes
  • Benoît Leroux, maître de conférences en sociologie à l’Université de Poitiers
  • Nadège Vezinat, maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Reims Champagne Ardenne
  • Alice Vittrant, Maître de conférence en Sciences du Langage, Université Aix-Marseille
  • ‌Virginie Anquetin, maîtresse de conférences en science politique, Université Paul Valéry Montpellier 3
  • Isabelle Krzywkowski, professeure de littérature générale et comparée, Université Grenoble Alpes
  • Eric Bourdonneau, maître de conférences en histoire et archéologie à l’École française d’Extrême-Orient
  • José García-Romeu, professeur en littérature hispano-américaine à l’Université de Toulon
  • Jessica Sainty, maître de conférences en science politique à l’Université d’Avignon
  • Frédéric Charles, professeur  en sciences de l’éducation, Université Picardie Jules Verne
  • Claire Margolinas,  maître de conférences en didactique des mathématiques, ESPE Clermont Auvergne
  •  Stéphane Kotovtchikhine, maître de conférences d’histoire du droit, Université de Bourgogne
  •  Xiao-Ying Li-Kotovtchikhine, maître de conférences en droit privé , Université de Bourgogne.
  • David Faroult, maître de conférences en cinéma, École Nationale Supérieure Louis-Lumière
  • Julien Bertrand, maître de conférences en STAPS, Université Toulouse 3
  • Virginie Althaus, maître de conférences en psychologie du travail à l’Université de Rouen
  • Patrick Perez, maître de conférences en sociologie, Université d’Aix-Marseille
  • Frédéric Olive,  maître de conférences en informatique, Université d’Aix-Marseille
  • James Masy, maître de conférence en sciences de l’éducation à l’Université Rennes 2
  • Annick Peters-Custot, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Nantes.
  • Christèle Fraïssé, maîtresse de conférences en psychologie sociale à l’Université de Brest.
  • Kévin Perrot, maître de conférences en informatique à l’Université d’Aix-Marseille
  • Marie-Hélène Delavaud-Roux, Maître de conférences en histoire ancienne, Université de Bretagne occidentale, Brest
  • Isabelle Vinatier, professeur en sciences de l’éducation, Université de Nantes
  • Pascal Guibert, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université de Nantes
  • Aline Hémond, professeure en anthropologie, Université de Picardie-Jules Verne.
  • Delphine Corteel, maître de conférences en sociologie, université de Reims Champagne-Ardenne
  • Sylvie Patron, maître de conférences en littérature française à l’Université Paris Diderot
  • Jean-François Louette, professeur de littérature française, Université de Paris IV – Sorbonne
  • Adeline Raymond, maître de conférences en psychologie, Université de Bretagne Occidentale Brest.
  • Alban Lazar, maître de conférences en océanographie, Université Pierre et Marie Curie Paris VI
  • Grégory Busquet, maître de conférences en sociologie à l’Université  de Paris Ouest Nanterre
  • Karine Emsellem, maître de conférences en géographie, Université de Nice Sophia Antipolis.
  • Thibault Courcelle, maître de conférences en géographie à l’INU Champollion d’Albi, Université fédérale de Toulouse
  • Catherine Barthon, maître de conférences en géographie, ESPE Lille-Nord de France
  • Gwendal Simon, maître de conférences en urbanisme, Université Paris Est Marne-la-Vallée
  • Vincent Goueset, professeur de géographie, Université de Rennes 2
  • Nicoletta Diasio, professeure d’anthropologie, Université de Strasbourg
  • Clélie Millner, maître de conférences en littérature comparée, Institut Catholique de Paris
  • Barbara Smaniotto, maître de conférences en psychopathologie et psychologie clinique, Université Lumière Lyon 2
  • Audrey Laude-Depezay, maître de conférences en sciences économiques, Université de Reims
  • Stéphane Rosière, professeur de géographie, université Reims Champagne-Ardenne
  • Alain Wargnier, maître de conférences en bactériologie virologie, Université Paris Diderot
  • Olivier Michel, professeur d’informatique,  Université Paris-Est Créteil

  • [1] Il peut même y avoir des formes de sanctions pour les collègues « non produisants » (i.e. qui n’ont pas publié dans les revues labellisées « centrales » par les plus « hautes » instances d’évaluation) et qui se trouvent alors mis à l’écart du laboratoire et donc de ses ressources financières, matérielles et humaines jusqu’à la prochaine évaluation.
    [2] Chaque année, une centaine d’enseignants chercheurs, sélectionnés par un jury pour leur excellence après avoir fait acte de candidature, sont nommés à l’Institut Universitaire de France (IUF). Ils sont alors déchargés pendant cinq ans des 2/3 de leur service d’enseignement et bénéficient automatiquement de la PEDR et d’une dotation budgétaire annuelle conséquente, pour développer une recherche de haute qualité.
    [3] Nicolas Belorgey, L’hôpital sous pression, Paris, La Découverte, 2011.
    [4] Sur l’évaluation individuelle dans le monde du travail et ses effets, voir notamment l’interview de Christophe Dejours :
    « Ce qui était au départ donné comme une concurrence sous-entendue loyale tourne à la concurrence déloyale, cela se voit absolument partout dans le monde du travail puisqu’il faut défendre son évaluation contre celle des autres. Avoir une bonne évaluation, c’est en fait aussi, faire chuter l’évaluation des autres (…) les gens sont dans un état catastrophique, les gens se surveillent constamment les uns les autres. ». A partir de 4’’45’.
    [5] Anne-Marie Dujarier, L’idéal au travail, Paris, P.U.F., 2006.
    [6] Vincent de Gaulejac, La recherche malade du management, Versailles, Éditions Quæ, 2012.

7 réflexions sur “LE RETOUR DE L’ÉVALUATION-SANCTION !

  1. Bonjour,

    Je fais partie d’une section, la 74ème (STAPS) qui pour diverses raisons (politiques notamment) s’est rangée du côté du pouvoir en acceptant le principe du suivi de carrière. Cela dit, je tiens à faire savoir qu’au sein même de cette section il y a divergence, certains membres du CNU 74ème ayant annoncé leur intention de ne pas siéger (malgré la position officielle) en raison de leur opposition non seulement au principe de l’évaluation sur les critères nationalement engagés, mais aussi aux modalités de mise en oeuvre propres à la 74ème (profondes divergences de vue entre les « sciences de la vie » et les « sciences humaines et sociales » dans une section pluridisciplinaire).
    Par ailleurs, je travaille également dans une université « mal notée » (Reims), où, tout est plus difficile : enseigner, développer des formations et des partenariats, faire de la recherche, travailler collectivement….. Cette dimension d’inégalité, et même d’accroissement des inégalités de condition d’exercice d’un même métier entre les différentes universités est une réalité très prégnante (ayant fait mes classes à Strasbourg, j’ai l’avantage de la comparaison pour appuyer mes dires). Elle n’est pourtant pas prise en compte dans cette procédure d’évaluation, car « on » fait comme si être EC à Strasbourg ou Lyon relevait des mêmes conditions qu’à Reims ou Amiens. Ce qui est évidemment faux.
    Enfin, comme j’ai une certaine idée de mon métier notamment dans le face à face avec les étudiants, je passe beaucoup de temps « invisible » à répondre à des mails, à rencontrer les étudiants, à accepter de multiples responsabilités « non officielles » mais néanmoins totalement nécessaire pour apporter un minimum de qualité dans l’offre que nous proposons, bon gré mal gré. Et tout ça n’est pas pris en compte.
    Alors oui, triplement dominée dans la système (STAPS dans la hiérarchie des sections scientifiques, sciences humaines et sociales par rapport aux sciences de la vie dans ma propre section, et Reims dans la hiérarchie des universités), je me sens particulièrement exposée, et de surcroît très injustement, par cette procédure. Et en colère contre les effets de maltraitante récurrents que l’université subie depuis 20 ans, en dépit de toutes les promesses engagées.
    Alors oui, je signe des deux mains, en espérant peut-être que mes remarques permettent de rajouter la dimension d’inéquité que je mets en évidence, et qui est induite par la dégradation des conditions de travail dans certaines universités par rapport à d’autres.

    EMmanuelle Walter
    MCF UFR-STAPS de Reims
    Université de Reims Champagne-Ardenne.

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  2. Bonjour,

    j’ajouterai que l’éventualité de la mise en place d’un « suivi des carrières » mérite d’être interrogée au moment même où nous ne pouvons plus faire « carrière ». Les jeunes docteurs restent pour beaucoup d’entre eux sans emploi de titulaire, les EC font du sur-place car il est devenu impossible de « muter ». Les EC HDR ne peuvent plus changer de corps, sauf exceptions locales. De plus, les universités rechignent à laisser partir leurs EC, même pour une période courte (délégations, etc.).
    Le « suivi des carrières »suppose que nous en avons encore, l’opération de dénomination méritant examen…

    Bien cordialement,
    Pascale D.

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  3. Commentaire de l’article 8 : « Les autres personnels universitaires sont aussi concernés par cette énième réforme du grand tournant libéral de l’université française »

    —> L’argumentaire peut s’appuyer également sur la nouvelle gestion publique dans les universités. Pour chaque université, le raisonnement devient celui de la masse salariale mettant toutes les catégories de personnels en concurrence les unes avec les autres. Une seule enveloppe budgétaire impose des choix entre des postes de BIATSS, d’EC, de PRAG-PRCE etc.

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  4. La modulation individuelle du service des enseignants chercheurs (EC) introduite par le décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 (« loi Pécresse ») est toujours d’actualité ! Si l’évaluation quadriennale des EC qui devait la mettre en place a disparu, elle a été remplacée par le « suivi de carrière », institué par le décret n° 2014-997 du 2 septembre 2014, dont les finalités peuvent apparaître obscures dans un premier temps mais s’inscrivent en réalité dans le sillon tracé par la « loi Pécresse ». La circulaire DGRH A2-2 n°182 -dite circulaire Gaudy- relative à la gestion des carrières des EC pour l’année universitaire 2016-2017, datée du 11 octobre 2016 (complétée le 9 février 2017 par celle-ci), en a fixé les modalités. Les EC devront envoyer tous les cinq ans, la même année que la vague d’évaluation de leur établissement par l’HCERES (Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur), un rapport d’activité détaillé (enseignement, recherche, responsabilités administratives et autres), qui sera examiné par la section du CNU (Conseil National des Universités) à laquelle ils sont rattachés. Celle-ci adressera ses recommandations à l’EC et à son chef d’établissement ; les recommandations pourront porter sur « les évolutions professionnelles envisageables ou attendues », « les stratégies pouvant ou devant être développées en matière de recherche ou de formation », « l’amélioration de la qualité de la candidature de l’EC à diverses promotions » (voir Bulletin Officiel du 14 Mai 2015) ; surtout, la modulation individuelle des services reste inscrite dans les textes, comme le caractère obligatoire et non-confidentiel de l’évaluation. Le contexte budgétaire très dégradé de nos établissements (multiples gels de postes, explosion de la précarité, dégradation des conditions de travail des personnels et d’accueil des étudiant.e.s…) ne laisse guère d’espoir quant aux moyens susceptibles d’être mis en œuvre pour favoriser « le développement des potentiels et l’épanouissement professionnel » (sic) des EC. La modulation individuelle des services est, quant à elle, préconisée par l’IGAENR (Inspection Générale de l’Administration de l’Education Nationale et de la Recherche, rapport de septembre 2015) comme par la CPU (Conférence des Présidents d’Université). Ce que l’on voudrait nous faire passer pour un « accompagnement professionnel » n’est en fait qu’un nouvel avatar de l’évaluation-sanction de 2009. Pour s’en convaincre, déconstruisons…
    Clara LEVY, professeur de sociologie, Institut d’Études Européennes, Université Paris 8

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  5. Globalement d’accord avec l’argumentaire, je regrette seulement un point rarement souligné dans ce combat qui ne date pas d’hier.

    Décider qu’un EC qui ne fait pas de recherche doit faire un service d’enseignement plus lourd, c’est

    considérer que l’enseignement est une punition, alors que c’est notre première mission
    mépriser les étudiants en leur proposant plus longtemps des enseignants réputés “mauvais” car ne faisant pas de recherche.

    Ce point est d’autant plus important à mes yeux que cette idée que l’enseignement est une corvée traverse trop souvent nos universités ce qui fait que personne ou presque n’a protesté contre ce scandale absolu qu’a été la création de l’IUF, structure inutile et gaspilleuse de ressources qui seraient bien utiles ailleurs. Le principe de l’IUF, c’est que les “meilleurs” n’ont quasiment plus d’enseignement à faire. Autrement dit, pour certains les “mauvais” l’enseignement est une sanction, pour les “bons” l’absence d’enseignement est une récompense.

    Question personnelle : que font ces gens dans le corps des ENSEIGNANTS-chercheurs ?

    Solidairement

    Bruno Péquignot

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  6. Merci pour votre texte, petite précision, pour les personnels de recherche CNRS, les évaluations sont visées par la Direction d’UMR.

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